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(1996)
J’effectue actuellement un stage de 8 mois au sein du Centre de
Recherche National sue l’Atmosphère (NCAR) a Boulder, dans le Colorado.(USA).
Affectée au Service de Chimie de Atmosphère (ACD), j’étudie les différents
composés organiques volatils émis par les plantes.
– Estelle HAAG
PRESENTATION
Plus généralement, le contrôle de la pollution atmosphérique peut se mener de différentes
manières: la mesure directement à la source ou dans un ensemble beaucoup plus
grand, mis en évidence lors des contrôles
de la qualité de l’air.
Ce dossier comportera 6 chapitres, s’appuyant d’une
part sur la présentation des principaux polluants industriels, et d’autre
part, sur une inter-comparaison des différentes méthodes de contrôle.
Vu l’étendue
du sujet, je me focaliserai surtout sur l’émission des polluants lors de procédés
de combustion.
GEOGRAPHIE DES POLLUTIONS INDUSTRIELLES
Emission des principaux polluants, suivant les OECD
Il est intéressant de comparer l’émission des différents
polluants à travers les pays.
Bien sur, les pays les plus industrialisés interviennent
fortement dans l’émission de polluants. Ainsi, l’Amérique du Nord est une
des région du monde qui pollue le plus, grâce à son fort taux d’activité
industrielle. Ci dessous se trouve l’émission des principaux polluants
suivant les OECD
(organisation pour le développement et la coopération économique) des grandes
zones mondiales en 1980.
On
remarque également. que le monoxyde de carbone est le polluant le plus émis
dans le monde, ( 149 millions de tonne émis, soit 77% de l’émission mondiale
de polluant et 92.4 millions de tonnes émis par l’Amérique du Nord !)

Emission de NOx, suivant les pays les plus industrialisés:

L’émission
de NOx est surtout dépendante des transports urbains. Avec l’évolution du
trafic routier dans la majorité des pays, l’émission de NOx n’a cessé de
s’accroître, à l’exception du Japon qui a suivit une réglementation
stricte sur l’environnement.
Emission de CO2 en 1950 et en 1991 suivant les pays :

Là également, les pays les
plus industrialisés se démarquent nettement sur l’émission de dioxyde de
carbone. On remarque cependant une diminution générale de la pollution
pour les “vieux” pays
industrialisés ( USA, France, UK) , contrairement aux pays d’Asie
en pleine expansion, émettent
beaucoup plus en 1991, qu’en 1950. La Chine, par exemple, était classée 10ème
en 1950, et est en 1991, le 3ème pays qui émet le plus de CO2.
Emission de SO2 en 1985,
suivant les pays:

Le dioxyde de souffre est
produit en majorité par les industries et
les centrales d’énergie, Notons cependant que les USA, émettaient près du
double de SO2 que toute l’Europe réunie.
PRESENTATION DES DIFFERENTS POLLUANTS
Le monoxyde de carbone (CO) :

C’est un gaz est incolore,
inodore et sans saveur, Il est produit en majorité par des combustions incomplètes.
Pendant la combustion, le carbone est oxydé en CO2, suivant:
2 C +O2 ----> 2 CO
2 CO + O2 ----> 2 CO2
Le monoxyde de carbone est donc
le produit intermédiaire de la combustion, et ne peut être transformé en CO2
s’il y a un manque d’oxygène.
Le monoxyde de carbone est
produit naturellement par les éruptions volcaniques, la décomposition de la
chlorophylle et les feux de forêt, et antropogéniquement par les transports,
les dépôts de déchets, les combustions industrielles incomplètes, la
production d’acier, etc….
Globalement, la production de CO
est estimée entre 3 et 9 milliard de tonnes par an pour les sources naturelles,
et 0.3 milliard de tonnes par an pour les sources antropogéniques.
Les oxydes de soufre (SOx)
Plusieurs composés sulfurés
sont présents dans l’atmosphère sous forme naturelle ou antropogénique (
surtout SO2 et H2S)
Bien que l’émission naturelle
de SOx soit insignifiante, elle existe néanmoins, et est produite par les émissions
volcaniques.
Le monoxyde de souffre SO
est produit par les fuels contenant une quantité suffisante de sulfide
inorganiques et de sulfure organique qui sont brûlés lors de la combustion.
Les SO3 sont émis dans l’atmosphère
lors de la fusion de minerais et sont produits par oxydation du SO2.
S + O2 ----> SO2
2 SO2 + O2 ---->
2SO3
SO3 + H2 ----> H2SO4
Le dioxyde de souffre est et possède une odeur acre
grâce a laquelle il peut être détecte dans l’air a partir d’une
concentration de 1 mg/m3
Dioxide de souffre: SO2

L’hydroxyde de souffre H2S
C’est un gaz très
toxique, avec une odeur “d’œuf pourrit”. Cette odeur peut être détectée
à des concentrations de 0.5 ppb.
IL est émis naturellement par les sources chaudes et/ou volcaniques, ce qui
représente 100 millions de tonnes
par an.
Les oxydes d’azote :
Il existe 5 gaz azotés dans
l’atmosphère :
L’azote N2, présent
dans l’air.
Le dioxyde d’azote NO2 :
Il est d’une couleur allant du
jaune à l’orange orangé, suivant sa concentration. Il à une odeur
irritante, et est relativement toxique, et, du fait de son haut pouvoir oxydant,
il est extrêmement corrosif.
Le dioxyde d’azote est produit
par oxydation directe du monoxyde d’azote ;
2 NO + O2 ---->
2 NO2
En basse atmosphère, cette équation
est très lente, comptant pour moins de 25% de la conversion en NO. Des réactions
photochimiques s’en suivent, impliquant l’ozone et des radicaux peroxydes
tels que :
NO + O3 ----> NO2 + O2
RO2 + NO ----> NO2+ RO
HO2 + NO ----> NO2 + OH
Le Monoxyde
d’azote ( NO)
C’est un gaz incolore, inodore
et sans saveur, il est relativement non toxique. Naturellement, il est émis par
un procédé biologique de décomposition de la terre, par combustion, et par
destruction photochimique de l’azote dans la stratosphère. L’émission
annuelle de monoxyde d’azote est de 500 millions de tonnes.
Les hydrocarbones et dérivés ( HCs ):
Ils représentent une très
grande partie des composés organiques, puisqu’ils sont uniquement composés
d’hydrogène et de carbone. Leur diversité provient de la différence du type
de liaison entre les atomes ( droite, cyclique..) Ils peuvent également être
saturés ou insaturés. Les HCs saturés sont composés d’un ou plusieurs
atome de carbones, reliés tous à
un atome d’hydrogène. Ils sont donc formés de liaison simple, contrairement
au HCs insaturés. A cause de leur haute réactivité, les HCs insaturés se
retrouvent dans les procédés
photochimiques ayant lieu dans l’atmosphère.
Il existe 3 classes de HCs :
- Les HCs aliphatiques :
ils ont des chaînes droites ou cycliques, ou l’atome de Carbone est relié à
3 ou 4 autres atomes ( alcanes ou alcène)
Exemple :
l’ Ethane

-
Les HCs olefins ; Ils ont des chaînes droites ou cycliques, mais on
une ou plusieurs double liaison, ce qui les rend plus réagissant. Exemple :

- Les HCs aromatiques,
basés sur la liaison cyclique du benzène. Le benzène est un liquide volatile,
il réagit donc moins dans l’atmosphère que les olefins.
Benzène
Les particules solides ( poussières )
Il s’agit d’un terme général
qui regroupe les très petites particules solides et liquides. Les particules
individuelles peuvent être produites par un procédé naturel ( pollen, sel, érosion
du sol ) et antropogénique (suie, cendre, oxyde de fer). Leur présence en tant
qu’aérosol dans l’atmosphère contribue à la réduction de la visibilité,
et pose des problèmes de santé publique.
Suivant l’origine et la formation des particules, on en distingue 2
types :
Les particules
primaires qui sont produites par un procédé physique ou chimique, à
partir d’une source, et sont émies
directement dans l’atmosphère, ou elles changent généralement de forme.
Les particules secondaires
sont formées dans l’atmosphère à partir d’une réaction chimique gazeuse.
Il s’agit d’émission antropogénique de gaz, ou pouvant être généré par
émission naturelle de vapeur d’eau, émission volcanique ou décomposition végétale.
La composition de chaque
particule dépend de sa source et de son origine, c'est à dire de ses antécédents
atmosphériques. Une particule peut contenir près de 100 espèces chimique différentes.(
sulfate, ammonium, carbone, composés organiques)
Le contrôle de la qualité de l’air
IL peut être défini à long
terme, par une évaluation
du niveau de la pollution atmosphérique, en différentes aires géographique.
Le contrôle des activités est habituellement
conduit par le service local du contrôle de la pollution. Cependant, le
contrôle de polluants tels que les CFC, CO2
ou les précipitations acides
sont gérées par l’état. ( aux
USA)
Le contrôle de la qualité de l’air est déterminé par la comparaison
à un étalon d’air ‘ de qualité ‘.Ce contrôle s’effectue en une
collection d’échantillons individuels, étendus sur une période de temps et
d’espace.
Le contrôle se fait par échantillonnage
et mesure du taux de polluant.
L’échantillonnage
Il se fait de différentes manières,
suivant le type de polluant;
La prise d’échantillon gazeux
peut se faire par ‘Pompage’ d’air dans des cartouches ou sacs, précédemment
nettoyés de toutes impuretés.

Les poussières sont collectées
par des techniques gravitationnelles, de filtration, ou précipitation électrostatique
ou thermostatique.
L’analyse:
Les techniques d’analyse dépendent
de la concentration et du type de
gaz recherchée.
La Chimiluminescence
Il s’agit de l’émission de
lumière résultant d’une réaction chimique. Cette méthode est
habituellement utilisée pour l’analyse continuelle de l’air, afin de déterminer
les concentrations d’ozone ou de NOx. Dans la plupart de ces analyseurs, l’échantillon
d’air est introduit dans une chambre avec un gaz réactant. L’émission de
lumière est récupérée et
amplifiée.
L’électrochimie :
L’échantillon passe à
travers une solution aqueuse, où la réaction chimique se produit entre le
polluant et le réactant, libérant ainsi des électrons et créant un courant
électrique mesurable, proportionnel à la concentration de gaz.
L’analyse infra rouge :
Le principe est basé sur
l’absorption sélective de l’IR par le gaz à analyser. (généralement
utilisé pour le CO) Les analyseurs sont constitués
d’un échantillon de référence avec une source à double rayon IR.
L’absorption d’énergie par le gaz résulte d’une différence de chauffage
et d’expansion entre l’échantillon et la cellule de référence, causé par
un diaphragme, qui bouge à une fréquence relative à la concentration du gaz
absorbant. A cause de l’interférence
entre le CO, et l’eau, l’échantillon doit être sécher préalablement.
La chromatographie :
C’est la méthode la plus
utilisée pour analyser des traces de gaz dans l’atmosphère. En
chromatographie en phase gazeuse, les molécules sont adsorbées sur une colonne
capillaire généralement en silice. Le gaz collecté est ensuite désorbé par
chauffage de la colonne. A cause de la différence de polarité entre la phase
mobile de l’échantillon et la phase stationnaire de la colonne, chaque molécule
se désorbera avec un temps de rétention différent. On peut ainsi identifier
et quantifier les différents composés de l’échantillon.

CONSEQUENCE DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE
Généralités :
L’air est un des élément
fondamental à presque toutes les formes de vie. Depuis plus d’un siècle,
l’évolution industrielle n’a fait que détériorer la qualité de l’air,
et on étudie aujourd’hui, les effets de la pollution sur l’homme et sur
l’environnement.
La visibilité :
C’est l’effet le plus évident :
il s’agit de voir clairement un objet à longue distance, ce qui dépend de
plusieurs facteurs :
-
L’illumination ( conditions météorologiques)
-
De la réflexion de la lumière sur l’objet
-
De l’acuité visuelle de l’homme à percevoir l’objet.
L’impact sur le corps humain :
Irritation des yeux :
C’est une des premières
manifestation de la pollution atmosphérique sur le corps humain. Elle est
souvent dû a une sur-exposition d’aldéhydes et des oxydants photochimiques.
Le seuil d’oxydant est placé entre 0.10 et 0.15 ppm. Généralement, le
niveau d’oxydant photochimique est proportionnel à l’irritation.
Les effets du CO
Les polluants comme le CO ou le
Plomb, sont absorbés par le flux sanguin et peuvent avoir un certain nombre de
conséquences sur le système cardiovasculaire. L’effet majeur causé par le
CO est un lien chimique avec l’hémoglobine du sang, pour former des carboxyhémoglobine.
Le CO à une plus grande affinité avec l’hémoglobine que l’oxygène Ainsi,
à cause de cette ‘concurrence’ avec l’oxygène pour combler les sites
d’hémoglobine, l’effet du CO peut affecter sérieusement le transport en
oxygène dans le sang.
Le CO est toxique à des
concentrations supérieures à 1000 ppm. La mort peut être causée par asphyxie
des tissus, notamment ceux du cerveau. La diminution du taux d’oxygène dans
les tissus cérébraux à une conséquence immédiate sur le système nerveux
central, ce qui inclue les changements de comportement ( augmentation du temps
de réaction à un stimuli)
Les Oxydes de soufre et particules

Les oxydes de soufre sont
souvent accompagnés de poussières, et il n’est pas facile de distinguer
l’effet de l’un ou de l’autre de ces polluants. L’étude des effets des
SOx se fait au niveau international, ainsi, une étude Britannique a monté que
le taux de mortalité dû au bronchites augmentait suivant le lieu ou les
concentration en SOx et en particules étaient particulièrement hautes. ( cf.
schéma ci dessus). Comme le SO2 se combine très bien avec des molécules
d’eau, il est facilement absorbé surtout par la bouche, ainsi que les
particules. Celles ci se déposent dans l’organisme et sont la cause de
maladies pulmonaire.
Les effets des oxydes d’azotes
Même s’ils ne sont pas très
toxiques, les oxydes d’azote en de grande concentration, peuvent
affecter les tissus, et obstruer les bronchioles. Les oxydes d’azote
sont la cause de maladies respiratoire : bronchite, pneumonie, asthme,
congestion nasale, etc..)
Effets des principaux polluants sur l’homme et son environnement:
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Nature du polluant
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Effet sur l’homme
|
Effet sur l’environnement
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CO
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Peut
affecter le système cardio-vasculaire, ainsi que le système nerveux (
troubles visuels, sur la coordination des mouvements. (influence sur les
globules rouges)
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NOx
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- NO2 affecte le système respiratoire
|
No et No2 endommage l’écosystème aquatique et
forestier.
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Particules solides
|
Elles peuvent pénétrer a l’intérieur du système
respiratoire, irrite les poumons, et causer des troubles a long terme.
|
Poussières et suies contribuent a la perception
d’un environnement sale.
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SOx
|
Affecte les fonctions pulmonaires
|
Les sulfates affectent la perception de
l’environnement en réduisant la visibilité, même
à de faible concentrations
|
CONTROLE A L’EMISSION
D’où vient la pollution ?

Même si certains pays polluent plus que d ‘autres,
chacun d’entre nous contribue à un environnement tel que nous le connaissons
actuellement. Bien sur, une large majorité de la pollution urbaine ( surtout le
CO) provient des transports, mais il y a également toute une pollution « individuelle
et privée » qui est générée
dans chaque foyer. Enfin, les industries et centrales électriques jouent un rôles
non négligeable dans l’émission de polluants.
Emission de polluants causés par un procédé de combustion
Le Monoxyde de Carbone

La majorité de l’émission de CO est causé par les
transports, mais les combustions de fuels émettent cependant quelques millions
de tonnes par an.
Le type et la quantité de
polluant émis dépendent du procédé de combustion et du combustible utilisé.
L’émission annuelle naturelle de CO est estimée entre 3 E9 et 6.4 E11 tonnes
et de 2.75 E8 tonnes émise antropogéniquement.
Les différents combustibles
(gaz, fuel, charbon) sont des hydrocarbures dont le taux de carbone ( C ) et
d’hydrogène ( H ) varie. On les
note Cn Hm.
Dans le cas d’une combustion
complète, le carbone du combustible réagit avec l’oxygène de l’air pour
donner du dioxyde de carbone et de
l’eau suivant :
CnHm + (n+ m/4) O2
n CO2 + (M /2) H2O
Pour que la combustion soit
complète, le combustible à besoin d’une certaine quantité d’oxygène.
Ainsi, un manque d’air entraînerai une combustion incomplète, et un fort
taux de pollution
L’excès d’air peut
être estime par : l
= (quantité actuelle d’air) / quantité stœchiométrique d’air. Comme
on peut voir ci dessous, un manque d’air cause une dramatique influence sur
l’émission de CO, de suie, ou d’hydrocarbones.

Les Hydrocarbones et dérivés :
Ils jouent un grand rôle dans
l’étude de la pollution atmosphérique à cause de leurs réactions
photochimiques dans l’atmosphère.
Les sources d’émission
proviennent
-naturellement :
des métabolismes animaux et végétaux, de la vaporisation des huiles à la
surface des plantes, Au us, l’émission
naturelle des HC, y compris du CH4 est
de 7 E7 tonnes par an
-antropogéniquement :
du traitement du pétrole dans
les raffineries, des industries chimiques qui utilisent et commercialise des
solvants, et surtout des combustions incomplète du aux véhicules motorisés.(
qui représente près de 50% des émissions des HCs)
La suie
Si le fuel contient des
hydrocarbures, et qu’ils sont chauffés en l’absence d’oxygène, un procédé
thermique de décomposition s’active. Au cours de ce procédé, l’hydrogène
est séparé et de la suie peut finalement se former. La suie est composée
d’un agglomérat de molécules de carbone et d’hydrocarbone. Sa formation
est favorisée par un manque d’oxygène dans la flamme de base, c. à dire par
un mélange inadéquate de fuel et d’air, surtout à de hautes températures.
Mais la formation de la suie ne dépend pas uniquement des conditions de
combustion, mais également du type de fuel utilisé. S’il y a un manque
d’air avec un fuel ayant un fort taux de carbone / hydrocarbone, celui ci
sera plus sujet à la formation de suie qu’un autre fuel avec un faible taux
de carbone/ hydrocarbone. On peut voir à la couleur de la flamme si de la suie
se forme. En effet, les particules de suie brûlée ont des radiations dont le
comportement est semblable à celui d’un corps noir. Selon la température, la
flamme prend des teintes allant du jaune foncé au jaune clair, et une flamme
sans formation de suie est bleue/transparent.
Selon les conditions de
combustion,( Température, mélange, excès d’air) il en résulte un suie plus
ou moins brûlée L’abaque ci dessus montre notamment l’émission de suie en
fonction de la quantité d’air. On remarque également que lorsqu’il y a un
manque d’air, l’émission de suie augmente très rapidement.
Les composés sulfurés
Suivant le graphique ci dessous,
une large majorité de l’émission des SOx provient de la combustion du fuel.

Le dioxyde de soufre est formé
essentiellement pendant la combustion du fuel contenant des composés sulfurés
( charbon, pétrole). Lorsqu’ils se sont formés, les composés azotés s’y
sont attachés par l’intermédiaire d’acides aminés, qui sont des composés
fondamentaux des protéines des plantes. LA méthionine et la cystéine sont 2
exemples d’acides sulfuro-azotés :
COOH
----> COOH
NH2-C –H
----> NH2-C-H
CH2-CH2-SCH3
---->
CH2SH
Méthionine ---->
Cystéine
Les produit de combustion dans
les fuels sulfurés :
·
Le dioxyde de carbone :SO2
Si le soufre contenu dans le
fuel est complètement brûlé, SO2 est formé suivant :
CH3-SH + 3O2 ---->
SO2 + CO2+2H2O
·
Le sulfure d’hydrogène : H2S
Lors d’une combustion incomplète
( c.a.d. par manque d’air), H2S peut
être formé par :
CH3-SH + 0.5 O2 ---->
H2S + HCHO
2H2S + O2 ----> H2O + 2S
Dans la plupart des combustions, la réduction des composés sulfurés
dans les gaz d’échappement est insignifiante. Cependant, il intervient lors
de la combustion de briquettes de charbon dans ;les poêles domestiques,
avec le tirage fermé, et une faible flamme. Dans ce cas, la formation d’H2S
peut être
significative, mais on le reconnaît très rapidement par son odeur d’œuf
pourri a partir d’une concentration de 0.02 mg/m3
Les sulfures qui ne sont pas émis
dans l’atmosphère (contrairement
à SO2) peuvent se
lier à des cendres (cas des poêles à charbon ). Ce lien dépend de la température
de combustion et des propriétés des cendres. (alcalinité). Dans les feux au
charbon, une grande quantité des trioxydes
de souffre vont favoriser le lien avec les cendres.
5. Les Oxydes d’azote
Ils sont principalement formés
par combustion de fuel comme le montre l’histogramme ci dessous.
·
Source
Les NOx sont formés à de haute
température par l’oxydation de l’azote dans la combustion. Tout d’abord,
le NO est formé alors que NO2, lui, n’est formé qu’après la combustion,
lorsqu’il y a une quantité adéquate d’oxygène dans le gaz d’échappement.
·
Mécanismes de formation du NO :
Le NO « thermique »
Ce procédé
fut découvert par Zeldovic. La concentration en atomes d’oxygène disponible
pendant ou après la combustion est responsable de la formation du NO. A plus de
1300 C, et avec des températures en hausse, la concentration en oxygène
augmente considérablement, ce qui favorise sensiblement la formation du NO. Les
2 réactions suivantes apparaissent lorsqu’il y a un excès d’oxygène :
O+N2 ----> NO + N
N+O2 ----> NO+ O
La quantité
de NO formé est influencée par différents facteurs :
-
le taux d’air/fuel, surtout pour les réactions qui sont
influencées par a concentration en oxygène. En général. L’émission du NO
diminue lorsque le taux d’air/fuel augmente.
-
La température de réaction.
Paramètres influençant l’émission de polluant
|
Type de chauffage :
·
Domestique
·
industriel
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Type de combustible
·
Huile légère/ lourde
·
Gaz naturel
·
Charbon
·
Lignite
·
Bois
|
|
Combustible + air
Procédé de
combustion
|
|
Produit d’une
combustion complète
|
Produit d’une
combustion incomplète
|
Produits dérives
d’une combustion complète
|
Produit des impuretés
du combustible
|
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·
CO2
·
H2O
|
·
CO
·
Suie
·
Hydrocarbone
|
·
NOx
|
·
SO2-SO3
·
H2S
·
NOx
·
Cendres
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| |
|
|
|
|
|
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Réduit par
|
Le contrôle régulier du procédé de combustion
|
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Sélection du combustible
|
CONCLUSION
La pollution atmosphérique est tout d’abord, un problème
partagé par tous.
Les émissions de polluants sont d’origine très diverse,
et peuvent avoir des conséquences non-négligeable sur notre organisme, mais également
sur notre environnement Nous pouvons nous en apercevoir tous les jours.
D’ailleurs, le contrôle de la qualité de l’air se
fait tous les jours par des moyens de mesure de plus en plus performants.
C’est pour cela, pourquoi ne pas essayer de réduire la
pollution à sa source, en essayant de réduire au maximum les émissions de gaz
nocifs.
Estelle HAAG
Et ECOM

Bibliographie :
- The State of the Environment 1985
- OECD 1985
- Environment Quality – 23rd Annual Report
- The Council on Environmental Quality ( 1992) /
- The Global Ecology Handbook – The global Tomorrow
Coalition / Beacon Press
- Air Quality ( second edition) – Thad Godish /
Edition Lewis
- Air Quality Control – Gunter Baumbach / Edition
Springer
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